Lavelanet. Le Kart'are a renoué avec le handikart

Six pilotes au lourd handicap, venus de Bordeaux, La Grande-Motte, La Roche-sur-Yon, ont participé à l'opération handikart./ Photo DDM

Six pilotes au lourd handicap, venus de Bordeaux, La Grande-Motte, La Roche-sur-Yon, ont participé à l'opération handikart./ Photo DDM

Après la spectaculaire épreuve organisée l’an passé, le KCPOM a renouvelé ce week-end, au Kart’are, son opération handikart. Une épreuve FFSA handikart, mais pas seulement, était greffée autour d’une grande journée de découverte et de promotion pour cette catégorie. En collaboration avec le comité régional handisport, les troupes du président Jean-Claude Sanchez ont proposé de nombreuses animations avec notamment des baptêmes de piste en kart biplace et aussi avec des karts spécialement adaptés, avec commandes au volant. Deux karts biplace, avec passager derrière le pilote, étaient opérationnels. Construits par Stéphane Dauga et Benoît Pech de Laclauze, pilotes émérites et véritables «Géo Trouvetou» de Midi-Pyrénées, ils ont permis d’offrir aux passagers de formidables sensations.

«Ils en avaient les larmes aux yeux»

Un troisième, avec pilote et passager côte à côte, ainsi que deux petits bolides et un kart spécialement aménagé pour les tétraplégiques et paraplégiques, complétaient le dispositif. «Nous comptons beaucoup sur les pilotes handi pour faire partager leur passion, ce sont les mieux placés pour cela ; j’espère qu’ils viendront en nombre à la course et qu’ils serviront de guide à tous les autres », confiait Jean-Claude Sanchez peu avant la manifestation. Ils sont venus, pas en nombre, et c’est dommage vu l’organisation et l’accueil mis en place, mais les handicapés qui ont fait quelques tours de circuit dans ces karts biplace en avaient les larmes aux yeux. Côté Handikart, six pilotes, paraplégiques ou tétraplégiques, sur leur propre engin aménagé, ont réalisé leur objectif, pouvoir pratiquer leur passion du sport mécanique comme les pilotes valides.

«On prend du plaisir, on se sent comme tout le monde, on se bat aussi surtout pour que les gens portent un autre regard sur nous et ne nous voient plus comme des bêtes curieuses», explique Jean-Antoine Ferré, qu’un accident de moto a laissé dans un fauteuil roulant, il y a vingt-cinq ans. «Le handikart nous redonne la confiance, il faudrait plus de rassemblements comme ici, au Kart’are», suggère Laurent Tronnet, venu du club de La Grande-Motte avec deux autres pilotes. Respect ! La Dépêche du Midi

Vu dans la Dépêche du 25/06/13 - Blog 13/07/13 Pierre F

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